FORMES et PRÉSENTATIONS |
COMPOSITION |
p cp | |
Sulindac (DCI) | 100 mg |
ou | 200 mg |
INDICATIONS |
Elles sont limitées chez l’adulte (à partir de 15 ans) au :
Traitement symptomatique au long cours :
- des rhumatismes inflammatoires chroniques, notamment polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante,
- de certaines arthroses douloureuses et invali-dantes.
- rhumatismes abarticulaires (tels que périarthrites scapulohumérales, tendinites, bursites),
- arthroses.
POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION |
- Traitement symptomatique au long cours de certains rhumatismes inflammatoires chroniques et certaines arthroses douloureuses et invalidantes : la dose initiale est de 200 à 400 mg/jour. La posologie peut être adaptée en fonction de la réponse du patient au traitement.
- Traitement symptomatique de courte durée des poussées aiguës de rhumatismes abarticulaires et arthroses : 4 comprimés à 100 mg ou 2 comprimés à 200 mg, soit 400 mg par jour.
La dose quotidienne totale de sulindac ne doit pas dépasser la dose maximale recommandée ci-dessus, soit 400 mg/jour.
Coût du traitement journalier : 0,31 à 0,63 euro(s).Fréquence d’administration : La posologie est à répartir en 1 ou 2 prises par jour.
Mode d’administration :
Les comprimés sont à avaler tels quels, avec un grand verre d’eau, au cours des repas.
CONTRE-INDICATIONS |
- Antécédent d’allergie ou d’asthme déclenchés par la prise de ce médicament ou de substances d’activité proche telles que autres AINS, aspirine.
- Antécédent d’allergie à l’un des excipients.
- Ulcère gastroduodénal en évolution.
- Insuffisance hépatocellulaire sévère.
- Insuffisance rénale sévère.
- Hémorragies gastro-intestinales en cours.
- Enfant de moins de 15 ans.
- Femme enceinte (à partir du 6e mois) : cf Grossesse/Allaitement.
MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D’EMPLOI |
Mises en garde :
Les patients présentant un asthme associé à une rhinite chronique, à une urticaire, à une sinusite chronique et/ou à une polypose nasale, ont un risque de manifestation allergique lors de la prise d’aspirine et/ou d’anti-inflammatoires non stéroïdiens plus élevé que le reste de la population.
L’administration de cette spécialité peut entraîner une crise d’asthme.
Les hémorragies gastro-intestinales ou les ulcères/per-forations peuvent se produire à n’importe quel moment en cours de traitement sans qu’il y ait nécessairement de signes avant-coureurs ou d’antécédents. Le risque relatif augmente chez le sujet âgé, fragile, de faible poids corporel, ou présentant des troubles de la fonction plaquettaire, ainsi que chez le patient soumis à un traitement anticoagulant (cf Interactions).
En cas d’hémorragie gastro-intestinale ou d’ulcère, interrompre immédiatement le traitement.
La survenue d’un syndrome d’hypersensibilité impose l’arrêt immédiat et la non-reprise d’Arthrocine (cf Effets indésirables).
Précautions d’emploi :La survenue de crise d’asthme chez certains sujets peut être liée à une allergie à l’aspirine ou à un AINS (cf Contre-indications).
Le sulindac sera administré avec prudence et sous surveillance particulière chez les sujets ayant des antécédents digestifs (ulcère gastro-intestinal, hémorragies digestives).
En cas d’insuffisance hépatique ou en cas de dysfonctionnement hépatique, une surveillance étroite doit être effectuée chez ces patients, chez qui une réduction de posologie peut être nécessaire.
Faire un bilan hépatique chaque fois qu’un sujet sous Arthrocine présente une fièvre inexpliquée, un rash ou d’autres signes cutanés, ou des signes généraux. Dans ce cas, le traitement doit être immédiatement arrêté et non repris (cf Effets indésirables).
En raison de la survenue possible d’oedèmes périphériques, Arthrocine doit être utilisé avec prudence chez les patients ayant une insuffisance cardiaque, une hypertension ou une pathologie favorisant une rétention hydrosodée.
En début de traitement, une surveillance attentive du volume de la diurèse et de la fonction rénale est nécessaire chez les sujets insuffisants cardiaques, hépatiques et rénaux chroniques, chez les patients prenant un diurétique, après une intervention chirurgicale majeure ayant entraîné une hypovolémie, et particulièrement chez les sujets âgés.
Le sulindac sera administré avec prudence chez les sujets ayant des antécédents de lithiase rénale. Une bonne hydratation de ces patients est nécessaire.
Dans certaines lithiases rénales, les métabolites du sulindac ont été rarement retrouvés comme composants principaux ou mineurs associés aux autres composants des calculs urinaires.
INTERACTIONS |
Certains médicaments ou classes thérapeutiques sont susceptibles de favoriser la survenue d’une hyperkaliémie : les sels de potassium, les diurétiques hyperkaliémiants, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion, les inhibiteurs de l’angiotensine II, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les héparines (de bas poids moléculaires ou non fractionnées), la ciclosporine et le tacrolimus, le triméthoprime.
- Autres AINS (y compris les salicylés à fortes doses) : augmentation du risque ulcérogène et hémorragique digestif (synergie additive).
- Anticoagulants oraux : augmentation du risque hémor-ragique de l’anticoagulant oral (inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastroduodénale par les AINS). Si l’association ne peut être évitée, surveillance clinique et biologique étroite.
- Héparines (voie parentérale) : augmentation du risque hémorragique (inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastroduodénale par les AINS).
Si l’association ne peut être évitée, surveillance clinique (et biologique pour les héparines non fractionnées) étroite. - Lithium (décrit pour le diclofénac, le kétoprofène, l’indométacine, la phénylbutazone, le piroxicam) : augmentation de la lithémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l’excrétion rénale du lithium).
- Si l’association ne peut être évitée, surveiller étroitement la lithémie et adapter la posologie du lithium pendant l’association et après l’arrêt de l’AINS.
- Méthotrexate, utilisé à des doses supérieures ou égales à 15 mg/semaine : augmentation de la toxicité hématologique du méthotrexate (diminution de la clairance rénale du méthotrexate par les anti-inflammatoires).
- Ticlopidine : augmentation du risque hémorragique (synergie des activités antiagrégantes plaquettaires).
- Si l’association ne peut être évitée, surveillance clinique et biologique étroite (incluant le temps de saignement).
Nécessitant des précautions d’emploi :
- Diurétiques, inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), inhibiteurs de l’angiotensine II : insuffisance rénale aiguë chez le malade déshydraté (diminution de la filtration glomérulaire par diminution de la synthèse des prostaglandines rénales). Par ailleurs, réduction de l’effet antihypertenseur pour les IEC et les inhibiteurs de l’angiotensine II.
- Hydrater le malade et surveiller la fonction rénale en début de traitement.
- Méthotrexate, utilisé à des doses inférieures à 15 mg/semaine : augmentation de la toxicité hématologique du méthotrexate (diminution de la clairance rénale du méthotrexate par les anti-inflammatoires).
Contrôle hebdomadaire de l’hémogramme durant les premières semaines de l’association. Surveillance accrue en cas d’altération (même légère) de la fonction rénale, ainsi que chez le sujet âgé. - Pentoxifylline : augmentation du risque hémorragique.
Renforcer la surveillance clinique et contrôler plus fréquemment le temps de saignement.
A prendre en compte :
- Bêtabloquants (par extrapolation à partir de l’indométacine) : réduction de l’effet antihypertenseur (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices par les AINS).
- Ciclosporine, tacrolimus : risque d’addition des effets néphrotoxiques, notamment chez le sujet âgé.
- Dispositif intra-utérin : risque controversé de diminution de l’efficacité du dispositif intra-utérin.
- Thrombolytiques : augmentation du risque hémorragique.
GROSSESSE et ALLAITEMENT |
Dans l’espèce humaine, aucun effet malformatif particulier n’a été signalé. Cependant, des études épidémiologiques complémentaires sont nécessaires afin de confirmer l’absence de risque.
Au cours du troisième trimestre, tous les inhibiteurs de synthèse des prostaglandines peuvent exposer :
- le foetus à une toxicité cardiopulmonaire (hypertension artérielle pulmonaire avec fermeture prématurée du canal artériel) et à un dysfonctionnement rénal pouvant aller jusqu’à l’insuffisance rénale avec oligoamnios,
- la mère et l’enfant, en fin de grossesse, à un allongement éventuel du temps de saignement.
En conséquence, la prescription d’AINS ne doit être envisagée que si nécessaire pendant les 5 premiers mois de la grossesse.
En dehors d’utilisations obstétricales extrêmement limitées et qui justifient une surveillance spécialisée, la prescription d’AINS est contre-indiquée à partir du 6e mois.
Allaitement :
Les AINS passant dans le lait maternel, par mesure de précaution, il convient d’éviter de les administrer chez la femme qui allaite.
CONDUITE et UTILISATION DE MACHINES |
EFFETS INDÉSIRABLES |
- Effets gastro-intestinaux :
- Ont été rapportés des troubles gastro-intestinaux à type de dyspepsie, anorexie, douleurs gastro-intestinales, nausées, vomissements, constipation, diarrhée, ulcères, perforations, hémorragies digestives. Celles-ci sont d’autant plus fréquentes que la posologie utilisée est élevée.
- Quelques rares cas de colites ont été décrits.
- Réactions cutanéomuqueuses :
- Éruption, prurit.
- Ont été rapportés de rares cas de réactions cutanées bulleuses à type d’érythème polymorphe, de syndrome de Stevens-Johnson et de syndrome de Lyell.
- Réactions d’hypersensibilité :
- Des réactions d’hypersensibilité ont été décrites, pouvant inclure des signes généraux (fièvre, anaphylaxie, oedème de Quincke), des signes cutanés (rash, prurit, vascularite allergique), des signes pulmonaires (crise d’asthme, notamment chez certains sujets allergiques à l’aspirine et aux autres anti-inflammatoires non stéroïdiens), des signes rénaux, des anomalies hématologiques, des anomalies d’un ou plusieurs tests hépatiques. Des décès sont survenus chez quelques patients.
- Effets hépatiques :
- Des élévations des enzymes hépatiques et des cas d’hépatites et/ou d’ictère avec ou sans fièvre peuvent survenir, dans la plupart des cas, dans les trois premiers mois de traitement. Chez quelques patients, les résultats d’examen sont compatibles avec le diagnostic d’hépatite cholestatique.
- Effets sur le système nerveux central :
- Céphalées, vertiges, hallucinations sensorielles exceptionnelles. Des troubles visuels (vision floue, diplopie) ont été décrits.
- Effets cardiovasculaires :
- Palpitations, hypertension artérielle, insuffisance cardiaque congestive chez les patients présentant une insuffisance cardiaque mal compensée.
- Effets rénaux :
- Hématurie, protéinurie, cristallurie, insuffisance rénale aiguë.
- Effets hématologiques :
- Thrombopénie, leucopénie, agranulocytose, anémie hémolytique, aplasie médullaire.
- Effets divers :
- Épistaxis, gynécomastie.
SURDOSAGE |
- Transfert immédiat en milieu hospitalier.
- Évacuation rapide du produit ingéré par lavage gastrique.
- Charbon activé pour diminuer la réabsorption du sulindac et ainsi en réduire les taux sériques.
- Traitement symptomatique.
PHARMACODYNAMIE |
Anti-inflammatoire non stéroïdien (M : muscle et squelette).
Le sulindac est un anti-inflammatoire non stéroïdien indénique du groupe des indoliques. Il possède les propriétés suivantes :- antalgique,
- antipyrétique,
- anti-inflammatoire,
- inhibition des fonctions plaquettaires.
L’ensemble de ces propriétés est lié à une inhibition de la synthèse des prostaglandines.
PHARMACOCINÉTIQUE |
- Absorption :
- La résorption digestive du sulindac est bonne (environ 90 %). La prise concomitante d’aliments ralentit son absorption.
- Distribution :
- Le sulindac ainsi que ses métabolites sont fortement liés aux protéines plasmatiques (> 97 %).
- Métabolisme, excrétion :
- Le sulindac est une prodrogue. Il est métabolisé dans l’organisme en deux principaux métabolites : le thiométhyl sulindac, biologiquement actif, et un dérivé sulfone, inactif.
- Le pic plasmatique du métabolite actif est atteint environ 2 heures après administration per os.
- Élimination :
- Le sulindac est majoritairement excrété par le rein, soit sous forme inchangée, soit sous forme de métabolites sulfone libre et glucuroconjugué. Moins de 1 % de thiométhyl sulindac est retrouvé dans les urines. L’excrétion fécale est d’environ 25 %, sous forme de métabolites sulfure et sulfone.
- La demi-vie d’élimination plasmatique du sulindac est de 8 heures en moyenne, celle de son métabolite actif est d’environ 16 heures.
PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE |
AMM | 3400931906339 (1975 rév 28.02.2006) 40 cp 100 mg. |
3400931906568 (1975 rév 06.03.2000) 30 cp 200 mg. |
Prix : | 6.25 euros (40 comprimés à 100 mg). |
9.60 euros (30 comprimés à 200 mg). | |
Remb Séc soc à 65 %. Collect. |
Laboratoires GERDA
6, rue Childebert. 69002 Lyon
Info médic : Tél : 04 72 77 69 19
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