amifostine
FORMES et PRÉSENTATIONS |
COMPOSITION |
p flacon | |
Amifostine (DCI) anhydre | 500 mg |
INDICATIONS |
- Chimiothérapie :
-
- Prévention du risque de neutropénie et de ses conséquences (en particulier les infections) dues à l’utilisation combinée de cyclophosphamide et de cisplatine chez des patientes atteintes de carcinome ovarien avancé (FIGO stade III ou IV).
- Prévention de la néphrotoxicité cumulative du cisplatine et des traitements contenant du cisplatine, lorsque les doses unitaires de celui-ci sont comprises entre 60 et 120 mg/m2, en association à des mesures d’hydratation adéquates chez les patients présentant des tumeurs solides avancées non germinales.
- Prévention du risque de neutropénie et de ses conséquences (en particulier les infections) dues à l’utilisation combinée de cyclophosphamide et de cisplatine chez des patientes atteintes de carcinome ovarien avancé (FIGO stade III ou IV).
- Radiothérapie :
-
- Prévention des xérostomies aiguës et tardives dans les cancers ORL, en association avec une radiothérapie fractionnée standard. Le rapport bénéfice/risque d’Ethyol en association avec la radiothérapie de conformation avec modulation d’intensité n’a pas été établi.
- Prévention des xérostomies aiguës et tardives dans les cancers ORL, en association avec une radiothérapie fractionnée standard. Le rapport bénéfice/risque d’Ethyol en association avec la radiothérapie de conformation avec modulation d’intensité n’a pas été établi.
POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION |
- Attention :
- Les produits à usage parentéral doivent être inspectés visuellement pour détecter la présence de particules ou de signe de décoloration avant administration chaque fois que la solution et le conditionnement le permettent. Ne pas utiliser si un trouble ou un précipité est observé.
- Ethyol ne doit être utilisé que sous la surveillance de médecins ayant l’expérience de la chimiothérapie anticancéreuse ou de la radiothérapie.
- Chimiothérapie :
- Chez les patientes atteintes de carcinome ovarien avancé recevant un traitement associant cisplatine et cyclophosphamide, la dose initiale recommandée d’Ethyol est de 910 mg/m2 administrée une fois par jour sous forme d’une seule perfusion intraveineuse de 15 minutes débutant dans les 30 minutes qui précèdent la chimiothérapie à base de produits administrés en perfusion courte.
- Lorsque Ethyol est administré dans le but de réduire la néphrotoxicité associée au cisplatine, la dose initiale recommandée d’Ethyol est alors fonction de la dose de cisplatine et de son schéma d’administration. Pour des doses de cisplatine de 100 à 120 mg/m2, la dose initiale recommandée d’Ethyol est de 910 mg/m2 administrée en perfusion de maximum 15 minutes débutant dans les 30 minutes qui précèdent la chimiothérapie.
- Si la dose de cisplatine est inférieure à 100 mg/m2, mais supérieure ou égale à 60 mg/m2, la dose initiale recommandée d’Ethyol est de 740 mg/m2 administrée en perfusion intraveineuse de maximum 15 minutes débutant dans les 30 minutes qui précèdent la chimiothérapie.
- Une perfusion en 15 minutes pour des doses de 740 à 910 mg/m2 est semble-t-il mieux tolérée qu’une perfusion de plus longue durée. Des temps de perfusion plus courts n’ont pas été évalués de manière systématique avec les traitements de chimiothérapie.
- Il est nécessaire de surveiller la tension artérielle durant la perfusion d’Ethyol.
- La perfusion d’Ethyol doit être interrompue si la tension artérielle systolique décroît de façon significative par rapport à sa valeur initiale, selon les recommandations suivantes :
-
Recommandations en vue de l’interruption de la perfusion d’Ethyol en cas de baisse de la tension artérielle systolique : Tension systolique initiale (mm de Hg) < 100 100-119 120-139 140-179 >= 180 Baisse de la tension systolique durant la perfusion d’Ethyol (mm de Hg) 20 25 30 40 50 - Si la tension artérielle redevient normale dans les 5 minutes et si le malade est asymptomatique, on peut recommencer la perfusion afin que la totalité de la dose prescrite d’Ethyol soit administrée. Si on ne peut pas administrer la dose totale d’Ethyol, il y aura lieu, lors des chimiothérapies ultérieures, de réduire la dose d’Ethyol d’environ 20 %. Par exemple, la dose de 910 mg/m2 doit être réduite à 740 mg/m2.
- Radiothérapie :
- Lorsque Ethyol est destiné à la prévention des toxicités associées à la radiothérapie, la dose quotidienne recommandée d’Ethyol est de 200 mg/m2 administrée en perfusion IV de 3 minutes débutant dans les 15 à 30 minutes avant la séance de radiothérapie standard fractionnée.
- Il est nécessaire de surveiller la tension artérielle avant et après la perfusion (cf Mises en garde/Précautions d’emploi).
CONTRE-INDICATIONS |
- Sensibilité avérée aux aminothiols.
- Les patients hypotendus ou déshydratés ne doivent pas recevoir Ethyol.
- Ethyol devant être administré simultanément avec des médicaments qui sont connus pour être tératogènes et mutagènes, le traitement ne doit pas être administré aux femmes enceintes ou allaitantes.
- En raison du manque d’expérience chez les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique, chez les enfants et chez les malades âgés de plus de 70 ans, Ethyol est contre-indiqué pour ces groupes de patients.
MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D’EMPLOI |
- tout rash apparaissant au niveau des lèvres ou d’une muqueuse, et ne pouvant être attribué à une autre étiologie (par exemple mucites radio-induites, Herpes simplex, etc.) ;
- lésions érythémateuses, oedémateuses ou bulleuses de la paume des mains ou de la plante des pieds et/ou autre réaction cutanée du tronc (face antérieure, face postérieure, abdomen) ;
- réactions cutanées associées à une fièvre ou tout autre signe général.
En cas de réactions cutanées apparaissant à distance du site d’injection ou en dehors du territoire d’irradiation, et sans étiologie connue, l’administration d’Ethyol doit être suspendue et une consultation dermatologique ainsi qu’une biopsie doivent être envisagées afin de classer la réaction.
Ethyol doit être arrêté définitivement devant toute réaction cutanée considérée comme étant un érythème polymorphe, une nécrolyse épidermique toxique, un syndrome de Stevens-Johnson, ou une dermatite exfoliative, et devant toute réaction cutanée associée à une fièvre ou tout autre signe général ne pouvant être attribué à une autre étiologie.
En raison du risque de réactions cutanées, les professionnels de santé doivent prendre soin d’éviter tout contact du produit avec la peau ou les muqueuses (cf Effets indésirables).
INTERACTIONS |
Il n’existe que peu de données quant au risque d’interaction. La clairance plasmatique rapide de l’amifostine minimise le risque d’interactions entre l’amifostine et d’autres médicaments.
GROSSESSE et ALLAITEMENT |
- Grossesse et femme en âge de procréer :
- Bien qu’une embryotoxicité d’Ethyol liée à la dose ait été démontrée chez des rats à des doses supérieures à 200 mg/m2, il n’est pas tératogène. Il n’existe aucune étude chez la femme enceinte. Ce médicament étant administré en association avec des traitements connus pour être tératogènes, ce traitement ne doit pas être administré chez la femme enceinte. Si une grossesse survient pendant ce traitement, il est nécessaire d’informer la patiente des risques potentiels pour le foetus.
- Allaitement :
- On ne sait pas si l’amifostine ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel humain. Par conséquent, il est recommandé d’interrompre l’allaitement avant de commencer un traitement avec Ethyol.
- Fertilité :
- Des études sur l’animal ont montré une dégénérescence bilatérale de l’épithélium germinal des testicules et une hypospermie bilatérale dans les épididymes (cf Sécurité préclinique). Le risque potentiel dans l’espèce humaine n’est pas connu.
CONDUITE et UTILISATION DE MACHINES |
EFFETS INDÉSIRABLES |
- Fréquence des effets indésirables dans les études cliniques* :
- Affections cardiaques :
- Fréquent : arythmie.
- Fréquent : arythmie.
- Affections gastro-intestinales :
- Très fréquent : nausée, vomissement.
- Fréquent : hoquet.
- Très fréquent : nausée, vomissement.
- Troubles généraux et anomalies au site d’administration :
- Très fréquent : sensation de chaleur.
- Fréquent : pyrexie, rigidité, malaise, sensation de froid.
- Très fréquent : sensation de chaleur.
- Troubles du métabolisme et de la nutrition :
- Fréquent : hypocalcémie.
- Fréquent : hypocalcémie.
- Affections du système nerveux :
- Fréquent : somnolence, étourdissement, syncope (perte de conscience).
- Fréquent : somnolence, étourdissement, syncope (perte de conscience).
- Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
- Très fréquent : éternuement.
- Très fréquent : éternuement.
- Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
- Fréquent : rash.
- Peu fréquent : érythème multiforme.
- Fréquent : rash.
- Affections vasculaires :
- Très fréquent : hypotension, bouffées de chaleur.
- Fréquent : hypertension.
- Très fréquent : hypotension, bouffées de chaleur.
-
*
incluant les deux études de phase III randomisées chez des patients avec un cancer ovarien (WR-0001) et chez les patients avec un cancer ORL (WR-0038).
- Les fréquences des effets indésirables survenus après mise sur le marché sont basées sur les rapports de pharmacovigilance après plus de 100 000 administrations d’Ethyol. Les effets indésirables rapportés pendant les études cliniques (cf ci-dessus) n’ont pas été repris dans la liste ci-dessous qui résume les fréquences des effets indésirables basées sur les rapports de pharmacovigilance. Des ischémies myocardiques graves surviennent généralement durant l’installation de l’hypotension.
- Une hypersensibilité cutanée sévère peut se développer plusieurs semaines après l’initiation du traitement par Ethyol.
- Fréquence des effets indésirables d’après les rapports de pharmacovigilance :
- Affections cardiaques :
- Rare : fibrillation ou flutter auriculaire, tachycardie supraventriculaire, tachycardie.
- Très rare : ischémie myocardique, infarctus du myocarde, arrêt cardiaque, bradycardie.
- Rare : fibrillation ou flutter auriculaire, tachycardie supraventriculaire, tachycardie.
- Troubles généraux et anomalies au site d’administration :
- Rare : douleur thoracique.
- Très rare : oppression thoracique.
- Rare : douleur thoracique.
- Affections du système immunitaire :
- Rare : réaction allergique, réactions anaphylactiques.
- Rare : réaction allergique, réactions anaphylactiques.
- Affections du système nerveux :
- Rare : convulsions.
- Rare : convulsions.
- Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :
- Rare : dyspnée, hypoxie, apnée.
- Très rare : oedème laryngé, arrêt respiratoire.
- Rare : dyspnée, hypoxie, apnée.
- Affections de la peau et du tissu sous-cutané :
- Rare : urticaire, syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique, prurit.
- Très rare : dermatite exfoliative, toxicodermie et dermatite bulleuse.
- Rare : urticaire, syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique, prurit.
- Affections du rein et des voies urinaires :
- Rare : insuffisance rénale.
- Rare : insuffisance rénale.
- Affections vasculaires :
- Très rare : hypertension aggravée.
- Très rare : hypertension aggravée.
- (Cf Mises en garde/Précautions d’emploi.)
- Manifestations cutanées :
- Des réactions cutanées graves, parfois fatales, incluant des cas d’érythème polymorphe, et de très rares cas de syndrome de Stevens-Johnson et de nécrolyse épidermique toxique, ont été rapportées.
- Les fréquences de survenue, parmi le nombre limité de patients dans les essais cliniques, sont :
- fréquent chez les patients recevant de la radiothérapie (105 cas pour 10 000 patients),
- rare chez les patients recevant de la chimiothérapie (7 cas pour 10 000 patients).
- fréquent chez les patients recevant de la radiothérapie (105 cas pour 10 000 patients),
- Les fréquences de survenue des réactions cutanées graves avec Ethyol, après mise sur le marché, sont :
- rare chez les patients recevant de la radiothérapie,
- très rare chez les patients recevant de la chimiothérapie (cf Mises en garde/Précautions d’emploi).
- rare chez les patients recevant de la radiothérapie,
- Réactions allergiques sévères :
- Des réactions allergiques sévères ont été rapportées lors de l’utilisation d’Ethyol. Dans la majorité des cas, les patients présentaient des symptômes non spécifiques tels que frissons, engourdissements, douleur thoracique et éruptions cutanées. De rares cas de réactions de type anaphylactique dont les manifestations pouvaient comprendre une dyspnée, une hypotension, une urticaire, et rarement un arrêt cardiaque ont été rapportés.
SURDOSAGE |
PHARMACODYNAMIE |
Médicaments détoxifiants dans un traitement cytotoxique : médicament détoxifiant pour traitement antinéoplasique (code ATC : V03AF05).
Ethyol : amifostine ; éthanethiol 2-[(3-aminopropyl) amino]-dihydrogène phosphate (ester), est un thiophosphate organique qui, dans les modèles animaux, protège sélectivement les tissus sains mais non les tumeurs contre la cytotoxicité des radiations ionisantes, des agents de chimiothérapie ayant pour cible l’ADN (agents alkylants classiques tels que le cyclophosphamide et non classiques tels que la mitomycine C) et les analogues au platine.
Ethyol est une prodrogue qui est déphosphorylée en son métabolite actif, le WR-1065 (thiol libre), par la phosphatase alcaline et qui quitte rapidement la circulation sanguine.
La diminution des taux du calcium sérique constitue un effet pharmacologique connu d’Ethyol. Le mécanisme possible de cette hypocalcémie pourrait être l’induction d’une hypoparathyroïdie (cf Mises en garde/Précautions d’emploi).
PHARMACOCINÉTIQUE |
Les études de pharmacocinétique clinique ont montré que l’amifostine est rapidement éliminée du plasma avec moins de 10 % restant dans le plasma 6 minutes après l’administration du médicament. L’amifostine est rapidement métabolisée en son métabolite actif, le WR-1065 (thiol libre). Le WR-33278 (disulfide) est le métabolite inactif suivant. On ne sait pas si l’amifostine franchit la barrière placentaire.
Après une perfusion en 15 minutes d’une dose de 910 mg/m2, la demi-vie alpha est < 1 minute, la demi-vie d’élimination de l’amifostine est < 10 minutes.
Au cours d’une perfusion en 15 minutes d’une dose de 910 mg/m2 d’amifostine, la concentration maximale dans le plasma est d’environ 200 µmol/l, le Vdss est de 7 litres et la clairance est de 2 l/min. La concentration maximale dans le plasma du métabolite actif WR-1065 durant une perfusion de 15 minutes est d’environ 35 µmol/l. La mesure du WR-1065 dans les cellules de la moelle osseuse 5 à 8 minutes après la perfusion chez 3 malades était de 82, 121 et 227 µmol/kg.
Le principal mécanisme de clairance d’Ethyol s’effectue par métabolisme plutôt que par élimination rénale et gastro-intestinale. Après une perfusion intraveineuse de 740 mg/m2 d’Ethyol de 15 minutes, l’excrétion rénale de la molécule mère et de ses deux métabolites connus était faible dans l’heure qui suivait l’administration du produit, de l’ordre de 1,05 %, 1,38 % et 4,2 % de la dose administrée, respectivement pour la molécule mère, le dérivé thiol, et le disulfide.
SÉCURITE PRÉCLINIQUE |
Du fait de l’utilisation simultanée d’Ethyol avec des agents ayant eux-mêmes un potentiel carcinogène, il n’a pas été effectué d’études particulières de la carcinogénicité. Le test d’Ames (Salmonella typhimurium) n’a révélé aucune activité mutagène.
Dans une étude de toxicité, après administration pendant 90 jours en intraveineux chez le rat, une dégénérescence bilatérale de l’épithélium germinal des testicules et une hypospermie bilatérale dans les épididymes ont été observées pour des doses approximativement 10 fois (50 mg/kg/jour) plus élevées que la dose clinique maximale utilisée en radioprotection (5 mg/kg/jour) chez l’homme. Ces effets n’étaient pas réversibles après 4 semaines.
INCOMPATIBILITÉS |
Il est recommandé qu’aucun autre médicament ne soit mélangé ou administré avec la solution d’Ethyol reconstituée.
La ligne de perfusion doit être rincée avec du sérum physiologique avant l’administration d’autres médicaments.
CONDITIONS DE CONSERVATION |
A conserver à une température ne dépassant pas + 25 °C.
La stabilité physicochimique de la solution a été démontrée pendant 24 heures entre + 2 °C et + 8 °C et 6 heures à 25 °C. D’un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé extemporanément.
PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE |
Médicament soumis à prescription hospitalière. Prescription réservée aux spécialistes en oncologie ou en hématologie, ou aux médecins compétents en cancérologie. Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement. |
AMM | 3400955845089 (1995 rév 21.11.2006) 500 mg. |
Inscrit sur la liste de rétrocession avec prise en charge à 100 %. Inscrit sur la liste des spécialités prises en charge en sus des GHS. Collect. |
Titulaire de l’AMM : Pinnacle Biologics BV.
Exploité par :
Laboratoires GENOPHARM
Parc de l’Esplanade. 2, rue Niels-Bohr
77400 Saint-Thibault-des-Vignes
Tél : 01 64 12 21 12. Fax : 01 64 12 37 14 E-mail : genopharm@aol.com
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