follitropine bêta
FORMES et PRÉSENTATIONS |
COMPOSITION |
Solution injectable IM ou SC : | p flacon |
Follitropine bêta (DCI) ou hormone folliculo-stimulante (FSH) recombinante* | 50 UI |
ou | 75 UI |
ou | 150 UI |
(soit 5 µg de protéine/fl à 50 UI/0,5 ml, ou 7,5 µg de protéine/fl à 75 UI/0,5 ml, ou 15 µg de protéine/fl à 150 UI/0,5 ml, correspondant respectivement à 100 UI/ml, 150 UI/ml, 300 UI/ml) |
Solution injectable SC : | p cartouche |
Follitropine bêta (DCI) ou hormone folliculo-stimulante (FSH) recombinante* | 300 UI |
ou | 600 UI |
ou | 900 UI |
(soit 83,3 µg de protéine/ml, correspondant à 833 UI/ml) |
Excipients (communs) : saccharose, citrate de sodium, L-méthionine, polysorbate 20, hydroxyde de sodium et/ou acide chlorhydrique pour ajustement du pH, eau ppi. Conservateur (sol en cartouche) : alcool benzylique.
La bioactivité spécifique in vivo est environ égale à 10 000 UI de FSH par mg de protéine.
* Fabriquée par génie génétique à partir d’une lignée cellulaire ovarienne de hamster chinois CHO.
INDICATIONS |
- Chez la femme :
- Puregon est indiqué pour le traitement de l’infertilité féminine dans les situations cliniques suivantes :
- Anovulation (y compris le syndrome des ovaires polykystiques [SOPK]) chez les femmes ne répondant pas au traitement par le citrate de clomifène.
- Hyperstimulation ovarienne contrôlée pour induire le développement de follicules multiples dans le cadre des programmes de procréation médicalement assistée (par exemple fécondation in vitro avec transfert d’embryon [Fivete], transfert de gamètes dans les trompes [Gift], injection intracytoplasmique de spermatozoïde [ICSI]).
- Anovulation (y compris le syndrome des ovaires polykystiques [SOPK]) chez les femmes ne répondant pas au traitement par le citrate de clomifène.
- Chez l’homme :
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- Déficience de la spermatogenèse due à un hypogonadisme hypogonadotrope.
- Déficience de la spermatogenèse due à un hypogonadisme hypogonadotrope.
POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION |
- Chez la femme :
- Il existe de grandes variations inter et intra-individuelles dans la réponse ovarienne aux gonadotrophines exogènes. De ce fait, il est impossible de définir un schéma posologique unique. La posologie sera donc ajustée individuellement en fonction de la réponse ovarienne. Ceci nécessite la mise en oeuvre d’examens échographiques et d’une surveillance des taux d’estradiol.
- Lors de l’utilisation du stylo injecteur, il faut noter que le stylo est un dispositif de précision qui délivre exactement la dose pour laquelle il a été réglé. Il a été montré qu’en moyenne une quantité plus importante de 18 % de FSH est délivrée par le stylo comparativement à une seringue conventionnelle. Ceci peut être particulièrement important lors du passage d’une seringue conventionnelle à un stylo injecteur au cours d’un cycle de traitement. En particulier lors du passage d’une seringue à un stylo, des petits ajustements de doses peuvent être nécessaires pour éviter qu’une dose trop forte ne soit donnée.
- D’après les résultats des études cliniques comparatives, il est recommandé d’administrer Puregon à une posologie totale plus faible sur une plus courte période de traitement que celle généralement utilisée pour la FSH urinaire, non seulement pour optimiser la maturation folliculaire, mais aussi pour minimiser le risque d’hyperstimulation ovarienne non souhaitée (cf Pharmacodynamie).
- L’expérience clinique avec Puregon est basée sur un traitement pendant 3 cycles dans les deux indications. L’expérience pratique en FIV a montré que le taux de succès du traitement reste le même pendant les 4 premières tentatives et diminue progressivement par la suite.
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- Anovulation :
- Un traitement séquentiel est recommandé, commençant par l’administration quotidienne de 50 UI de Puregon. La dose initiale est maintenue pendant au moins 7 jours. En l’absence de réponse ovarienne, la dose quotidienne est ensuite progressivement augmentée jusqu’à ce que la croissance folliculaire et/ou les concentrations plasmatiques d’estradiol indiquent que la réponse pharmacodynamique est adéquate. Pour les concentrations d’estradiol, une augmentation quotidienne de 40 à 100 % est considérée comme optimale. La dose quotidienne est ensuite maintenue jusqu’à l’obtention de conditions préovulatoires. Ces conditions sont obtenues lorsque l’échographie met en évidence un follicule dominant d’au moins 18 mm de diamètre et/ou lorsque les concentrations plasmatiques d’estradiol atteignent 300 à 900 pg/ml (1000 à 3000 pmol/l). 7 à 14 jours de traitement suffisent habituellement à créer ces conditions. L’administration de Puregon est alors interrompue et l’ovulation peut être induite par administration de gonadotrophine chorionique humaine (hCG).
- Si le nombre de follicules répondeurs est trop élevé ou si les concentrations d’estradiol augmentent trop rapidement (plus d’un doublement par jour pendant 2 ou 3 jours consécutifs), la dose quotidienne devra être réduite. Comme les follicules de plus de 14 mm peuvent conduire à une grossesse, la présence de multiples follicules préovulatoires de plus de 14 mm fait courir le risque de grossesses multiples. Dans ce cas, l’hCG ne sera pas administrée et la grossesse devra être évitée pour prévenir une grossesse multiple.
-
- Hyperstimulation ovarienne contrôlée dans le cadre des programmes de procréation médicalement assistée :
- Les protocoles de stimulation utilisés sont divers. Une dose initiale de 100 à 225 UI est recommandée pendant au moins les 4 premiers jours. Ensuite, la dose peut être ajustée individuellement, en fonction de la réponse ovarienne. Des études cliniques ont montré que des doses d’entretien comprises entre 75 et 375 UI pendant 6 à 12 jours sont suffisantes, un traitement plus long étant néanmoins parfois nécessaire.
- Puregon peut être administré seul ou, pour prévenir une lutéinisation prématurée, en association avec un agoniste ou un antagoniste de la GnRH. Lors de l’utilisation d’un agoniste de la GnRH, une dose totale de Puregon plus élevée peut être nécessaire pour obtenir une réponse folliculaire adéquate.
- La réponse ovarienne est surveillée par échographie et par dosage de l’estradiol plasmatique. Lorsque l’échographie révèle la présence d’au moins trois follicules de 16-20 mm et que la réponse de l’estradiol est satisfaisante (concentrations plasmatiques d’environ 300-400 pg/ml [1000-1300 pmol/l], par follicule de diamètre supérieur à 18 mm), la phase finale de maturation des follicules est induite par administration d’hCG.
- La ponction folliculaire destinée à recueillir les ovocytes est réalisée 34 à 35 heures plus tard.
- Coût de l’unité :Solution en flacon : 0,41 à 0,43 euro(s) selon la présentation utilisée.
- Solution en cartouche : 0,40 à 0,43 euro(s) selon la présentation utilisée.
- Chez l’homme :
- Puregon doit être administré à une posologie de 450 UI/semaine, de préférence répartie en 3 doses de 150 UI, en association avec l’hCG. Le traitement par Puregon et l’hCG devra être poursuivi pendant au moins 3 à 4 mois avant d’obtenir une amélioration de la spermatogenèse. Afin d’évaluer la réponse, une analyse du sperme est recommandée 4 à 6 mois après l’initiation du traitement. Si un patient n’a pas répondu après cette période, le traitement combiné peut être poursuivi ; l’expérience clinique actuelle montre qu’un traitement pendant 18 mois, voire plus, peut être nécessaire pour obtenir une spermatogenèse.
- Il n’y a pas d’indication spécifique pour l’utilisation de Puregon chez les enfants.
Mode d’administration :
- Solution en flacon :
- Pour éviter les injections douloureuses et pour limiter les fuites au point d’injection, Puregon doit être administré lentement par voie intramusculaire ou sous-cutanée. En cas d’administration sous-cutanée, on changera les points d’injection afin d’éviter l’apparition d’une lipoatrophie.
- Toute solution non utilisée doit être jetée.
- L’injection sous-cutanée de Puregon peut être effectuée par le patient ou par son partenaire, si des instructions adéquates sont fournies par le médecin. Seuls les patients très motivés, correctement entraînés et conseillés par une personne compétente peuvent s’administrer eux-mêmes Puregon.
- Solution en cartouche :
- Puregon solution injectable en cartouche a été développé pour être utilisé avec le stylo Puregon Pen et doit être administré par voie sous-cutanée. On changera le point d’injection afin d’éviter une lipoatrophie. Les patients peuvent réaliser leur injection de Puregon en utilisant le stylo, à condition qu’ils aient reçu des instructions appropriées par le médecin.
CONTRE-INDICATIONS |
- Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients.
- Tumeurs de l’ovaire, du sein, de l’utérus, du testicule, de l’hypophyse ou de l’hypothalamus.
- Insuffisance gonadique primaire.
- Saignements vaginaux de cause non déterminée.
- Kystes ovariens ou hypertrophie ovarienne, sans relation avec un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK).
- Malformations des organes génitaux incompatibles avec une grossesse.
- Myomes utérins incompatibles avec la grossesse.
MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D’EMPLOI |
- Puregon peut contenir des traces de streptomycine et/ou de néomycine. Ces antibiotiques peuvent causer des réactions allergiques chez les personnes sensibles.
- L’existence d’endocrinopathies extragonadiques non contrôlées (anomalies thyroïdiennes, surrénaliennes ou hypophysaires) devra être exclue.
- Il existe un risque accru de grossesse multiple après induction de l’ovulation par des préparations contenant des gonadotrophines. L’ajustement de la dose de FSH devrait pouvoir éviter le développement de plusieurs follicules. Les grossesses multiples, surtout d’ordre élevé, conduisent à un risque maternel accru et à un risque de complications périnatales élevé. Les patientes devraient être informées des risques potentiels de naissances multiples avant de commencer le traitement.
- Étant donné que les femmes infertiles suivant des techniques d’assistance à la procréation, notamment des FIV, présentent souvent des anomalies tubaires, l’incidence des grossesses extra-utérines peut être augmentée. Il est important de confirmer par une échographie précoce si la grossesse est intra-utérine.
- Les taux de fausses couches chez les femmes poursuivant un traitement de procréation médicalement assistée sont plus élevés que dans la population non traitée.
- Après utilisation des techniques de reproduction assistée (TRA), l’incidence des malformations congénitales peut être légèrement plus élevée qu’après conceptions naturelles. Ceci peut être dû à des différences dans les caractéristiques des parents (par exemple, âge de la mère, caractéristiques du sperme) et à un risque accru de grossesses multiples.
- Hyperstimulation ovarienne non souhaitée :
Pour les femmes, une évaluation échographique de la maturation folliculaire et un dosage de l’estradiol plasmatique seront réalisés avant le traitement et à intervalles réguliers pendant celui-ci. Hormis le développement d’un nombre élevé de follicules, les concentrations d’estradiol peuvent augmenter très rapidement (plus d’un doublement par jour pendant 2 ou 3 jours consécutifs) et éventuellement atteindre des valeurs excessives. Le diagnostic d’hyperstimulation ovarienne peut être confirmé par échographie. Si cette hyperstimulation ovarienne non souhaitée (c’est-à-dire n’entrant pas dans le cadre d’une hyperstimulation ovarienne contrôlée dans un programme de procréation médicalement assistée) se produit, l’administration de Puregon devra être interrompue. Dans ce cas, on évitera toute possibilité de grossesse et l’hCG ne sera pas administrée parce qu’elle pourrait induire, en plus d’une ovulation multiple, un syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHSO). Les signes et symptômes cliniques d’un syndrome d’hyperstimulation ovarienne d’intensité légère sont des douleurs abdominales, des nausées, de la diarrhée et une augmentation de volume discrète à modérée des ovaires ainsi que des kystes ovariens. - En cas de syndrome d’hyperstimulation ovarienne, il a été rapporté des anomalies transitoires du bilan fonctionnel hépatique suggérant un dysfonctionnement du foie qui peut être associé à des anomalies morphologiques à la biopsie hépatique.
- Dans de rares cas, un syndrome d’hyperstimulation ovarienne sévère, susceptible de menacer le pronostic vital, peut apparaître. Il se caractérise par de gros kystes ovariens (ayant tendance à se rompre), une ascite, souvent un hydrothorax et une prise de poids. Dans de rares cas, une thromboembolie veineuse ou artérielle peut survenir en association avec un SHSO.
- Des cas de torsion ovarienne ont été rapportés à la suite du traitement par follitropine bêta et après traitement avec d’autres gonadotrophines. Cela peut être lié à d’autres facteurs de risque tels que SHSO, grossesse, antécédent de chirurgie abdominale, antécédent de torsion ovarienne, antécédent ou présence de kyste ovarien et d’ovaires polykystiques. Une lésion de l’ovaire secondaire à la réduction de l’apport sanguin peut être limitée par un diagnostic précoce et une détorsion immédiate.
- Des tumeurs bénignes et malignes de l’ovaire et d’autres organes de la reproduction ont été rapportées chez les femmes ayant eu recours à plusieurs traitements médicaux pour traiter l’infertilité. Il n’a pas encore été établi si un traitement par gonadotrophines augmente ou non le risque de ces tumeurs chez les femmes infertiles.
- Les femmes présentant des facteurs de risque généralement reconnus de thrombose, tels qu’un antécédent personnel ou familial, une obésité sévère (indice de masse corporelle > 30 kg/m2) ou une thrombophilie connue, peuvent présenter un risque augmenté d’événements thromboemboliques veineux ou artériel, au cours ou après traitement par gonadotrophines. Chez ces femmes, les bénéfices d’un traitement par FIV doivent être comparés avec les risques. On doit noter d’autre part que la grossesse elle-même expose aussi à un risque augmenté de thrombose.
- Des taux élevés de FSH endogène chez l’homme sont indicatifs d’une insuffisance testiculaire primaire. Ce type de patients ne répond pas au traitement par Puregon/hCG.
INTERACTIONS |
L’utilisation simultanée de Puregon et de citrate de clomifène peut accroître la réponse folliculaire. Après une désensibilisation hypophysaire induite par un agoniste de la GnRH, une dose de Puregon plus élevée peut être nécessaire pour obtenir une réponse folliculaire adéquate.
FERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT |
Puregon est utilisé dans le traitement des femmes sous induction ovarienne ou hyperstimulation ovarienne contrôlée dans le cadre des programmes de reproduction assistée. Chez les hommes, Puregon est utilisé dans le traitement d’un déficit de la spermatogenèse dû à un hypogonadisme hypogonadotrope. Pour la posologie et le mode d’administration, cf Posologie et Mode d’administration.
Grossesse :
Puregon n’est pas indiqué pendant la grossesse. Aucun risque tératogène n’a été rapporté, suite à une hyperstimulation ovarienne contrôlée lors de l’utilisation clinique de gonadotrophines. Dans le cas d’une exposition en cours de grossesse, les données cliniques ne sont pas suffisantes pour exclure un effet tératogène de la FSH recombinante. Cependant, à ce jour, aucun risque malformatif particulier n’a été rapporté. Aucun effet tératogène n’a été observé au cours des études chez l’animal.
Allaitement :
Il n’y a pas d’information disponible à partir des données des études cliniques ou animales sur l’excrétion de la follitropine bêta dans le lait maternel. Il est peu probable que la follitropine bêta soit excrétée dans le lait maternel en raison de son haut poids moléculaire. Cependant, dans cette éventualité, la follitropine bêta serait dégradée dans le tractus gastro-intestinal de l’enfant. La follitropine bêta est susceptible d’affecter la production de lait.
CONDUITE et UTILISATION DE MACHINES |
EFFETS INDÉSIRABLES |
- Traitement chez les femmes :
- Lors des essais cliniques, des signes et des symptômes liés à un syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHSO) ont été rapportés chez environ 4 % des femmes traitées par Puregon (cf Mises en garde et Précautions d’emploi). Des effets indésirables en rapport avec ce syndrome incluent douleur et/ou congestion pelvienne, douleur et/ou distension abdominale, troubles mammaires et augmentation du volume des ovaires.
- Le tableau ci-dessous liste les réactions indésirables rapportées lors des essais cliniques conduits avec Puregon chez les femmes, selon les classes de systèmes d’organes et par fréquence : fréquent (>= 1/100 à < 1/10), peu fréquent (>= 1/1000 à < 1/100).
-
Classes de systèmes d’organes Fréquence Réaction indésirable Affections du système nerveux Fréquent Céphalées Affections gastro-intestinales Fréquent Distension abdominale
Douleur abdominalePeu fréquent Gêne abdominale
Constipation
Diarrhée
NauséesAffections des organes de reproduction et du sein Fréquent SHSO
Douleur pelviennePeu fréquent Troubles mammaires(1)
Métrorragie
Kyste ovarien
Augmentation du volume des ovaires
Torsion ovarienne
Augmentation du volume de l’utérus
Hémorragie vaginaleTroubles généraux et anomalies au site d’administration Fréquent Réaction au site d’injection(2) Peu fréquent Réaction d’hypersensibilité généralisée(3) -
(1)
Les troubles mammaires incluent tension mammaire, douleur et/ou congestion et douleur du mamelon.
-
(2)
Les réactions locales au site d’injection incluent : ecchymose, douleur, rougeur, gonflements et prurit.
-
(3)
Les réactions d’hypersensibilité généralisées incluent : érythème, urticaire, rash et prurit.
- De plus, des grossesses extra-utérines, des fausses couches et des grossesses multiples ont été rapportées. Elles sont considérées comme étant reliées aux techniques de RA ou à la grossesse obtenue suite à ces techniques.
- Dans de rares cas, une thromboembolie a été observée avec un traitement par Puregon/hCG. Ceci a également été rapporté sous traitement avec d’autres gonadotrophines.
- Traitement chez les hommes :
- Le tableau ci-dessous liste les réactions indésirables rapportées lors des essais cliniques conduits avec Puregon chez les hommes (30 patients traités), selon les classes de systèmes d’organes et par fréquence : fréquent (>= 1/100 à < 1/10).
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Classes de systèmes d’organes Fréquence(1) Réaction indésirable Affections du système nerveux Fréquent Céphalées Affections de la peau et du tissu sous-cutané Fréquent Acné
Rash cutanéAffections des organes de reproduction et du sein Fréquent Kyste épididymaire
GynécomastieTroubles généraux et anomalies au site d’administration Fréquent Réaction au site d’injection(2) -
(1)
Les réactions indésirables qui ont été rapportées seulement une fois sont classées comme fréquentes car un seul rapport élève la fréquence au-dessus de 1 %.
-
(2)
Les réactions locales au niveau du site d’injection sont une induration et des douleurs.
SURDOSAGE |
PHARMACODYNAMIE |
Classe pharmacothérapeutique : hormones sexuelles et modulateurs du système génital, gonadotrophines (code ATC : G03GA06).
Puregon contient une FSH recombinante. Elle est fabriquée par génie génétique (technologie de la recombinaison de l’ADN) au moyen d’une lignée cellulaire ovarienne de hamster chinois transfecté par les gènes codant pour les sous-unités de la FSH humaine.
La séquence primaire des acides aminés est identique à celle de la FSH humaine naturelle. On sait qu’il existe de petites différences dans la structure de la chaîne glucidique.
La FSH est indispensable à une croissance et à une maturation normales des follicules, ainsi qu’à la production d’hormones stéroïdiennes par les gonades. Chez la femme, la concentration de FSH a une influence essentielle sur le déclenchement et la durée du développement folliculaire, donc sur la chronologie de la croissance folliculaire et sur le nombre de follicules parvenant à maturité. Puregon peut donc être utilisé pour stimuler le développement folliculaire et la production d’hormones stéroïdiennes dans certains troubles fonctionnels gonadiques. En outre, Puregon peut être utilisé pour favoriser le développement de follicules multiples dans les programmes de procréation médicalement assistée (par exemple fécondation in vitro avec transfert d’embryon [Fivete], transfert des gamètes dans les trompes [Gift] et injection intracytoplasmique de spermatozoïde [ICSI]). Le traitement par Puregon est habituellement suivi de l’administration d’hCG pour induire la phase finale de maturation du follicule, la reprise de la méiose et la rupture du follicule.
Dans des études cliniques comparant la FSHrec (follitropine bêta) et la FSH urinaire dans la stimulation ovarienne contrôlée chez les femmes participant à un programme de techniques de reproduction assistée (TRA) et dans l’induction de l’ovulation (cf tableaux 1 et 2 ci-dessous), l’utilisation de Puregon a nécessité une dose totale plus faible et une plus courte période de traitement pour déclencher la maturation folliculaire, en comparaison avec la FSH urinaire.
Dans la stimulation ovarienne contrôlée, le traitement par Puregon a permis d’obtenir un plus grand nombre d’ovocytes ponctionnés, avec une dose totale plus faible et une plus courte période de traitement, en comparaison avec la FSH urinaire.
Tableau 1 : Résultats de l’étude 37608 (étude randomisée, comparative, comparant la sécurité et l’efficacité de Puregon à celles de la FSH urinaire dans la stimulation ovarienne contrôlée)
Puregon (n = 546) | FSH urinaire (n = 361) |
|
Nombre moyen d’ovocytes ponctionnés | 10,84* | 8,95 |
Dose totale moyenne (nombre d’ampoules de 75 UI) | 28,5* | 31,8 |
Durée moyenne de la stimulation par FSH (jours) | 10,7* | 11,3 |
* Les différences entre les deux groupes de traitement étaient statistiquement significatives (p < 0,05).
Dans l’induction de l’ovulation, en comparaison avec la FSH urinaire, le traitement par Puregon a permis d’utiliser une dose totale médiane plus faible de FSH et d’avoir une durée médiane de traitement plus courte.
Tableau 2 : Résultats de l’étude 37609 (étude randomisée, comparative, comparant la sécurité et l’efficacité de Puregon à celles de la FSH urinaire dans l’induction de l’ovulation)
Puregon (n = 105) | FSH urinaire (n = 66) |
|
Nombre moyen de follicules : | ||
>= 12 mm | 3,6* | 2,6 |
>= 15 mm | 2,0 | 1,7 |
>= 18 mm | 1,1 | 0,9 |
Dose totale médiane (UI)(a) | 750* | 1035 |
Durée médiane de traitement (jours)(a) | 10,0* | 13,0 |
* Les différences entre les deux groupes de traitement étaient statistiquement significatives (p < 0,05).
(a) Limité aux femmes avec induction de l’ovulation (Puregon, n = 76 ; FSH urinaire, n = 42).
PHARMACOCINÉTIQUE |
Après administration intramusculaire ou sous-cutanée de Puregon, les concentrations maximales de FSH sont atteintes en 12 heures environ. Après administration intramusculaire de Puregon, les concentrations maximales de FSH sont plus élevées chez l’homme que chez la femme et sont atteintes plus tôt. Du fait d’une libération prolongée à partir du point d’injection et d’une demi-vie d’élimination d’environ 40 heures (de 12 à 70 heures), les concentrations plasmatiques de FSH restent augmentées pendant 24 à 48 heures. Comme la demi-vie d’élimination est relativement longue, l’administration réitérée de la même dose va conduire à des concentrations plasmatiques de FSH d’environ 1,5 à 2,5 fois plus élevées qu’après administration unique. Cette augmentation permet d’atteindre les concentrations thérapeutiques de FSH.
Il n’existe pas de différences pharmacocinétiques significatives selon que Puregon est administré par voie intramusculaire ou sous-cutanée. Dans les deux cas, la biodisponibilité absolue est d’environ 77 %. Du point de vue biochimique, la FSH recombinante est très similaire à la FSH humaine d’origine urinaire : elle est distribuée, métabolisée et excrétée de la même manière.
SÉCURITE PRÉCLINIQUE |
L’administration d’une dose unique de Puregon chez le rat n’a induit aucun effet toxicologique significatif. Au cours des études par administrations réitérées chez le rat (pendant 2 semaines) et chez le chien (pendant 13 semaines), à des doses atteignant 100 fois la dose maximale utilisée chez l’homme, Puregon n’a induit aucun effet significatif sur le plan toxicologique.
Aucun potentiel mutagène induit par Puregon n’a été observé ni au cours du test d’Ames ni au cours du test d’aberration chromosomique réalisé sur des lymphocytes humains in vitro.
INCOMPATIBILITÉS |
En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.
MODALITÉS DE CONSERVATION |
- Durée de conservation :
- 3 ans.
A conserver au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C). Ne pas congeler. Conserver la cartouche ou le(s) flacon(s) dans l’emballage extérieur. Pour plus de facilité, Puregon peut être conservé par le patient à une température ne dépassant pas 25 °C, pendant une période unique ne dépassant pas 3 mois.
- Solution en flacon :
- Le contenu du flacon doit être utilisé immédiatement après avoir percé le bouchon en caoutchouc.
- Solution en cartouche :
- Une fois le joint d’obturation en caoutchouc de la cartouche percé par une aiguille, le produit peut être conservé pendant un maximum de 28 jours.
MODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION |
Ne pas utiliser la solution si elle contient des particules ou si elle n’est pas limpide.
Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
- Solution en flacon :
- Le contenu du flacon doit être utilisé immédiatement après avoir percé le bouchon en caoutchouc.
- Solution en cartouche :
- Puregon 300 UI/0,36 ml, 600 UI/0,72 ml et 900 UI/1,08 ml solution injectable est destiné à être utilisé conjointement avec le stylo Puregon Pen.
- Les instructions pour l’utilisation du stylo doivent être suivies de façon rigoureuse. Les bulles d’air doivent être retirées de la cartouche avant injection (cf Instruction pour l’utilisation du stylo).
- Les cartouches vides ne doivent pas être à nouveau remplies.
- Les cartouches de Puregon ne sont pas conçues pour permettre le mélange d’autres médicaments dans les cartouches.
- Jeter les aiguilles utilisées immédiatement après injection.
PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE |
Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement. | |
Prescription réservée aux spécialistes en gynécologie, en gynécologie-obstétrique, en endocrinologie et métabolisme, ou en urologie. | |
AMM | EU/1/96/008/18 ; 3400935140012 (1999) 50 UI × 5 fl. |
EU/1/96/008/21 ; 3400935140302 (1999) 75 UI × 5 fl. | |
EU/1/96/008/27 ; 3400935141071 (1999) 150 UI × 5 fl. | |
EU/1/96/008/038 ; 3400935309747 (2000) 300 UI. | |
EU/1/96/008/039 ; 3400935309808 (2000) 600 UI. | |
EU/1/96/008/041 ; 3400936514133 (2000) 900 UI. | |
RCP révisés le 29.11.2010. |
Prix : | 108.21 euros (50 UI × 5). |
159.72 euros (75 UI × 5). | |
305.15 euros (150 UI × 5). | |
128.82 euros (300 UI × 1). | |
247.60 euros (600 UI × 1). | |
362.67 euros (900 UI × 1). | |
Remb Séc soc à 100 %. Collect. |
Titulaire de l’AMM européenne : NV Organon, Kloosterstraat 6, Postbus 20, 5340 BH OSS, Pays-Bas.
SCHERING-PLOUGH
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Standard : Tél : 01 80 46 40 00
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